Minolis

Dermatologie

Minolis® 100 mg

Minolis® 100 mg

Boîte de 15 gélules

Notice

MINOLIS Gé 50 mg et 100 mg, gélule
Minocycline


1. IDENTIFICATION DU MÉDICAMENT
MINOLIS® Gé 50 mg, boîte de 28 gélules
MINOLIS® Gé 100 mg, boîte de 15 gélules

 

COMPOSITION


MINOLIS® Gé 50 mg
Chlorhydrate de minocycline dihydraté : 57,90 mg pour une gélule quantité correspondant à 50,00 mg de minocycline base anhydre.


MINOLIS® Gé 100 mg
Chlorhydrate de minocycline dihydraté : 115,80 mg pour une gélule quantité correspondant à 100,00 mg de minocycline base anhydre.
Excipients communs : Amidon de maïs, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.
Enveloppe des gélules 50 mg et 100 mg : gélatine, érythrosine, dioxyde de titane, jaune de quinoléine, et pour la gélule 50 mg : indigotine.


TITULAIRE :
Laboratoires EXPANSCIENCE
10 avenue de l’Arche - 92419 COURBEVOIE CEDEX
Tél. : 01 43 34 60 00


FABRICANT :
Laboratoires EXPANSCIENCE
Rue des Quatre Filles - 28230 EPERNON
CLASSE PHARMACO-THÉRAPEUTIQUE
ANTIBIOTIQUES ANTIBACTÉRIENS de la famille des tétracyclines
(J : anti-infectieux)


2. DANS QUELS CAS UTILISER CE MÉDICAMENT
Ce médicament est indiqué dans le traitement de certaines infections ORL, respiratoires, génito-urinaires et dans le traitement de l’acné.


3. ATTENTION !
a) DANS QUELS CAS NE PAS UTILISER CE MÉDICAMENT
Ce médicament NE DOIT PAS ÊTRE UTILISÉ dans les cas suivants :
- allergie connue au chlorhydrate de minocycline ou allergie aux autres antibiotiques de la famille des tétracyclines ou à l’un des constituants du produit,
- au cours du développement des dents : chez la femme enceinte à partir du 4ème mois de la grossesse et chez l’enfant de moins de 8 ans en raison du risque de coloration permanente des dents (jaune-gris-brun) et du risque de développement incomplet de l’émail dentaire,
- en association avec les rétinoïdes administrés par voie orale (médicaments utilisés dans certaines maladies de la peau),
- insuffisance hépatique (défaillance des fonctions du foie) et prise simultanée d’autres médicaments toxiques pour le foie.
EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.


b) MISES EN GARDE SPÉCIALES
La prise de tétracyclines au cours du développement dentaire (après le 4ème mois de grossesse, chez le nourrisson et l’enfant de moins de 8 ans) peut entraîner une coloration permanente des dents (jaune-gris-brun). Cet effet est plus fréquent lorsque le médicament est utilisé au long cours mais il a également été observé après des utilisations courtes et répétées du médicament. Des cas de développement incomplet de l’émail dentaire ont été observés.
En cas d’apparition d’éruption cutanée, de fièvre, de ganglions, de maux de tête ou de troubles de la vision, arrêter le traitement et prévenir votre médecin.
Pendant le traitement, il est conseillé d’éviter l’exposition au soleil ou aux rayons U.V.
Toute exposition doit être interrompue en cas d’apparition de réactions cutanées.
EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.


c) PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Chez les patients insuffisants rénaux (défaillance des fonctions des reins), il existe un risque d’accumulation du médicament qui peut entraîner un désordre du foie. La dose de 200 mg ne doit pas être dépassée.
En l’absence de données suffisantes chez la personne de 65 ans et plus, le traitement doit être débuté à faibles doses.
Une surveillance de la formulation sanguine, du foie et des reins est nécessaire.
EN CAS DE DOUTE NE PAS HÉSITER À DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.


d) INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ET AUTRES INTERACTIONS
AFIN D’ÉVITER D’ÉVENTUELLES INTERACTIONS ENTRE PLUSIEURS MÉDICAMENTS, notamment un traitement par des rétinoïdes, IL FAUT SIGNALER SYSTÉMATIQUEMENT TOUT AUTRE TRAITEMENT EN COURS À VOTRE MÉDECIN OU À VOTRE PHARMACIEN.


e) GROSSESSE - ALLAITEMENT
Grossesse
Pendant le premier trimestre de la grossesse, il est préférable de ne pas utiliser ce médicament. Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la nécessité de le poursuivre. L’utilisation de ce médicament est déconseillée à partir du deuxième trimestre de la grossesse.
Allaitement
Si votre médecin vous prescrit ce médicament, l’allaitement est déconseillé.
D’UNE FACON GÉNÉRALE, IL CONVIENT, AU COURS DE LA GROSSESSE ET DE L’ALLAITEMENT DE TOUJOURS DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN AVANT D’UTILISER UN MÉDICAMENT.


f) CONDUCTEURS ET UTILISATEURS DE MACHINES
Les risques de sensations de vertiges, d’ivresse et des étourdissements peuvent rendre dangereuse la conduite automobile ou l’utilisation de certaines machines.


4. COMMENT UTILISER CE MÉDICAMENT
a) POSOLOGIE
A titre indicatif, la posologie usuelle est :
- chez l’adulte : 100 mg ou 200 mg/jour en 2 prises (matin et soir)
- chez l’enfant de plus de 8 ans : 4 mg/kg/jour en 2 prises (matin et soir)
- pour l’acné : 100 mg/jour pendant 10 à 15 jours puis 50 mg une fois par jour ou 100 mg tous les 2 jours.

 

b) MODE ET VOIE D’ADMINISTRATION : Voie orale.


c) FRÉQUENCE ET MOMENT AUXQUELS LE MÉDICAMENT DOIT ÊTRE ADMINISTRÉ
Ce médicament doit être pris au cours des repas.


d) DURÉE DU TRAITEMENT
Pour être efficace, cet antibiotique doit être utilisé régulièrement aux doses prescrites et aussi longtemps que votre médecin vous l’aura conseillé.
La disparition de la fièvre ou de tout autre symptôme, ne signifie pas que vous êtes complètement guéri. L’éventuelle impression de fatigue n’est pas due au traitement antibiotique mais à l’infection elle-même. Le fait de réduire ou de suspendre votre traitement serait sans effet sur cette impression et retarderait votre guérison.
Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.



5. EFFETS NON SOUHAITÉS ET GÉNANTS
COMME TOUT PRODUIT ACTIF, CE MÉDICAMENT PEUT, CHEZ CERTAINES PERSONNES, ENTRAINER DES EFFETS PLUS OU MOINS GÉNANTS :
- Quantité excessive de certains globules blancs (éosinophiles) dans le sang, diminution de certains globules blancs (neutrophiles) dans le sang, diminution des plaquettes (éléments du sang importants dans la coagulation sanguine), anémie (diminution des globules rouges). Des cas isolés de chute importante du nombre de certains globules blancs ontété signalés.
- Des cas d’inflammation du cœur (myocardite) et de l’enveloppe du cœur (péricardite) ont été observés.
- Altération de l’audition, sifflements et bourdonnements.
- Possibilité d’anomalie de la fonction de la thyroïde.
- Diarrhée, nausées, vomissements, anorexie. Survenue possible de difficulté à avaler (dysphagie), inflammation de l’intestin (entérocolite), de l’œsophage (œsophagite), lésion de l’œsophage, inflammation de la langue (glossite), du pancréas (pancréatite), de l’intestin avec diarrhée et douleurs (colite pseudomembraneuse).
- Fièvre.
- Augmentation des enzymes du foie, jaunisse, augmentation du taux de bilirubine dans le sang, hépatite. Des cas de défaillance des fonctions du foie ont été observés.
- Douleurs articulaires, musculaires, inflammation des articulations (arthrite).
- Etourdissements, vertiges, maux de tête, signes d’hypertension intra-crânienne, bombement de la fontanelle.
- Augmentation du taux de l’urée dans le sang. Des cas d’inflammation de rein avec défaillance aiguë de ses fonctions ont été observés (néphrite interstitielle).
- Toux, difficulté respiratoire.
- Eruption cutanée étendue (érythème polymorphe), éruption avec nodules rouges et douloureux (érythème noueux), réaction cutanée lors d’une exposition au soleil ou aux UV, démangeaisons, urticaire, inflammation / œdème des petits vaisseaux sanguins (vascularite / angio-œdème), de la peau avec destruction des couches superficielles de l’épiderme (dermatite exfoliative), décollement de la peau pouvant s’étendre de façon très grave à tout le corps (syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell).

 

- Des réactions allergiques avec réaction cutanée, troubles de certains globules blancs (éosinophilie) et manifestations diverses de certains organes. De la fièvre et augmentation de la taille des ganglions peuvent être présentes.
Des réactions graves avec choc ont été signalées.
- Syndrome lupique consistant en l’apparition d’anticorps, douleurs articulaires, inflammation des articulations (arthrite), raideur ou œdème articulaire et/ou fièvre, douleurs musculaires, hépatite, éruption cutanée, inflammation des vaisseaux sanguins (vascularite).
- Pseudo-maladie due à une réaction allergique avec fièvre, urticaire ou éruption cutanée étendue, douleurs articulaires, arthrite, raideur ou œdème articulaire. Une quantité excessive de certains globules blancs (éosinophilie) peut être présente.
SIGNALEZ À VOTRE MÉDECIN OU À VOTRE PHARMACIEN TOUT EFFET NON SOUHAITÉ ET GÉNANT QUI NE SERAIT PAS MENTIONNÉ DANS CETTE NOTICE.
6. CONSERVATION
a) NE PAS DÉPASSER LA DATE LIMITE D’UTILISATION FIGURANT SUR LE CONDITIONNEMENT EXTÉRIEUR
b) PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION
Ce médicament doit être conservé à une température inférieure à 25°C et à l’abri de l’humidité.


7. DATE DE REVISION DE LA NOTICE : Janvier 2006



8. CONSEILS / ÉDUCATION SANITAIRE

 

Que savoir sur les antibiotiques ?
Les antibiotiques sont efficaces pour combattre les infections dues aux bactéries. Ils ne sont pas efficaces contre les infections dues aux virus.
Aussi, votre médecin a choisi de vous prescrire cet antibiotique parce qu’il convient précisément à votre cas et à votre maladie actuelle.
Les bactéries ont la capacité de survivre ou de se reproduire malgré l’action d’un antibiotique. Ce phénomène est appelé résistance : il rend certains traitements antibiotiques inactifs. La résistance s’accroît par l’usage abusif ou inapproprié des antibiotiques.
Vous risquez de favoriser l’apparition de bactéries résistantes et donc de retarder votre guérison ou même de rendre inactif ce médicament, si vous ne respectez pas :
- la dose à prendre,
- les moments de prise,
- et la durée de traitement.


En conséquence, pour préserver l’efficacité de ce médicament :
1) N’utilisez un antibiotique que lorsque votre médecin vous l’a prescrit.
2) Respectez strictement votre ordonnance.
3) Ne réutilisez pas un antibiotique sans prescription médicale même si vous pensez combattre une maladie apparemment semblable.
4) Ne donnez jamais votre antibiotique à une autre personne, il n’est peut-être pas adapté à sa maladie.
5) Une fois votre traitement terminé, rapportez à votre pharmacien toutes les boîtes entamées pour une destruction correcte et appropriée de ce médicament.
 

Mentions Légales

MINOLIS® Gé 100 mg, gélules
MINOLIS® Gé 50 mg, gélules

Médicaments génériques inscrits au Répertoire de l’Afssaps

 

COMPOSITION
MINOLIS Gé 100 mg :
Chlorhydrate de minocycline dihydraté 115,80 mg
quantité correspondant à 100,00 mg de minocycline (DCI) base anhydre
Excipients : amidon de maïs (Starx 1500), silice colloïdale anhydre (Aerosil 200), stéarate de magnésium pour une gélule.
Enveloppe de la gélule : gélatine, jaune de quinoléine, érythrosine, dioxyde de titane (E 171).

 

MINOLIS Gé 50 mg :
Chlorhydrate de minocycline (DCI) dihydraté 57,90 mg
quantité correspondant à 50,00 mg de minocycline (DCI) base anhydre
Excipients : amidon de maïs (Starx 1500), silice colloïdale anhydre (Aerosil 200), stéarate de magnésium pour une gélule.
Enveloppe de la gélule : érythrosine, jaune de quinoléine, gélatine, dioxyde de titane (E 171), indigotine.

 

INDICATIONS THERAPEUTIQUES
Elles procèdent de l’activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de la minocycline. Elles tiennent compte à la fois de la situation de cet antibiotique dans l’éventail des produits antibactériens actuellement disponibles et des connaissances actualisées sur la sensibilité des espèces bactériennes.
Elles sont limitées aux infections suivantes :
- brucellose,
- pasteurelloses,
- infections pulmonaires, génito-urinaires et ophtalmiques à Chlamydia,
- infections pulmonaires et génito-urinaires à mycoplasmes,
- rickettsioses,
- infections à Coxiella burnetii (fièvre Q),
- gonococcie,
- infections ORL et broncho-pulmonaires à Haemophilus influenzae, en particulier exacerbations aiguës des bronchites chroniques,
- infections à tréponèmes (dans la syphilis, les tétracyclines ne sont indiquées qu’en cas d’allergie aux bêta-lactamines),
- infections à spirochètes (maladie de Lyme, leptospirose),
- choléra,
- acné (manifestations cutanées associées à Propionibacterium acnes).

 

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.

 

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION
Voie orale.
Adultes :
• Infections génito-urinaires basses non gonococciques (cervicites, uréthrites) : 100 mg/jour, au milieu du repas. La durée du traitement sera de 7 jours.
• Exacerbations aiguës des bronchites chroniques : 100 mg/jour, au milieu du repas.
• Gonococcie, infections génitales hautes à Chlamydiae et à mycoplasmes, brucellose, infections ophtalmiques et pulmonaires à Chlamydiae, rickettsioses, Fièvre Q, infections pulmonaires à mycoplasmes, infections ORL à Haemophilus influenzae, spirochètoses (maladie de Lyme, leptospirose), choléra : 200 mg/jour en deux prises (matin et soir), au milieu du repas.
CTJ : 0,51 € (1 gélule à 100 mg) à 1,03 € (2 gélules à 100 mg).
Enfants au-dessus de 8 ans :
4 mg par kg de poids corporel et par jour, en 2 prises matin et soir.
Acné :
100 mg/jour pendant 10 à 15 jours, puis 50 mg une fois par jour ou 100 mg tous les 2 jours.
CTJ : 0,24 € (1 gélule à 50 mg) à 0,51 € (1 gélule à 100 mg).

 

CONTRE-INDICATIONS

 

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les situations suivantes :

 

- Hypersensibilité connue au chlorhydrate de minocycline (cf Effets indésirables) ou allergie aux autres antibiotiques de la famille des tétracyclines ou à l’un des constituants du produit.
- En association avec les rétinoïdes par voie générale (cf Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions).
- L’emploi de ce médicament doit être évité au cours du développement dentaire i.e. chez la femme enceinte à partir du 4ème mois de grossesse et chez l’enfant de moins de huit ans en raison du risque de coloration permanente des dents (jaune-gris-brun) et d’hypoplasie de l’émail dentaire.
Ces effets sont plus fréquents lors de traitement au long cours mais ils ont également été observés après des utilisations courtes et répétées.
- En cas d’insuffisance hépatique et lors de la prise conjointe d’autres médicaments hépatotoxiques.

 

MISES EN GARDE ET PRECAUTIONS D’EMPLOI
• Mises en garde :
La prise de tétracyclines au cours du développement dentaire (après le 4ème mois de grossesse, nourrisson et enfant de moins de 8 ans) peut entraîner une coloration permanente des dents (jaune-gris-brun).

 

Cet effet est plus fréquent lorsque le produit est utilisé au long cours, mais il a été également observé après des utilisations courtes et répétées du produit. Des cas d’hypoplasie de l’émail dentaire ont également été signalés.
Les tétracyclines, chez les femmes enceintes à partir du 4ème mois de grossesse, nourrissons et enfants de moins de 8 ans, ne doivent pas être utilisées à moins que le bénéfice attendu ne soit clairement supérieur au risque.

 

En cas d’apparition d’éruption cutanée, de fièvre ou d’adénopathies, il convient d’arrêter le traitement (cf Effets indésirables).

 

En cas d'élévation des transaminases, des phosphatases alcalines, de la bilirubine et à plus forte raison en cas d'ictère, il convient d'arrêter le traitement.

 

En raison d'un risque de photosensibilisation, il est conseillé d'éviter une exposition directe au soleil ou aux U.V. pendant le traitement. Toute exposition doit être interrompue en cas de manifestations cutanées à type d'érythème.

 

En cas de céphalées et troubles de la vision évocateurs d’hypertension intracrânienne bénigne, il convient d’arrêter le traitement (cf Effets indésirables).



• Précautions d’emploi :
Utilisation chez les insuffisants rénaux :
Ces patients peuvent accumuler les tétracyclines ce qui peut entraîner une toxicité hépatique (cf paragraphe surveillance biologique). L’action anti-anabolisante des tétracyclines peut entraîner une augmentation de l’urée sanguine chez les insuffisants rénaux. La dose de 200 mg ne doit pas être dépassée.
En cas d’insuffisance rénale sévère, ces effets métaboliques peuvent inclure une azotémie, une hyperphosphatémie et une acidose.

 

Utilisation en gériatrie :
En l’absence de données suffisantes chez la personne de 65 ans et plus, le traitement doit être initié à faibles doses en tenant compte de la fréquence plus importante d’altération des fonctions hépatique, rénale et cardiaque, et de pathologies ou d’autres traitements concomitants.

 

Surveillance biologique :
Une surveillance biologique hématologique, hépatique et rénale doit être effectuée.

 

INTERACTIONS AVEC D’AUTRES MEDICAMENTS ET AUTRES FORMES D’INTERACTIONS
• Association contre-indiquée :
Tous les rétinoïdes par voie générale : risque d’hypertension intracrânienne
• Associations faisant l’objet de précautions d’emploi :
• Anticoagulants oraux : augmentation de l’effet des anticoagulants oraux et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent du taux de prothrombine et surveillance de l’INR : adaptation éventuelle de la posologie des anticoagulants oraux pendant le traitement anti-infectieux et après son arrêt.
• Sels de fer (voie orale) : diminution de l’absorption digestive des cyclines (formation de complexes).
Prendre les sels de fer à distance de la minocycline (plus de 2 heures si possible).
• Sels, oxydes, hydroxydes de magnésium, d’aluminium et de calcium (topiques gastro-intestinaux) : diminution de l’absorption digestive des cyclines. Prendre les topiques gastro-intestinaux à distance de la minocycline (plus de 2 heures, si possible).
• Didanosine : diminution de l’absorption digestive des cyclines en raison de l’augmentation du pH gastrique (présence d’un antiacide dans le comprimé de DDI). Prendre la didanosine à distance des cyclines (plus de 2 heures, si possible).

 

Problèmes particuliers du déséquilibre de l’INR
De nombreux cas d’augmentation de l’activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l’âge et l’état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque.
Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l’INR. Cependant, certaines classes d’antibiotiques sont davantage impliquées : il s’agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

 

GROSSESSE ET ALLAITEMENT
• Grossesse :
Au cours du premier trimestre de la grossesse, il est préférable, par mesure de précaution, de ne pas utiliser la minocycline. En effet, les données obtenues chez l’animal ont mis en évidence un effet tératogène et les données cliniques, même si elles ne mettent pas en évidence d’effet malformatif, sont en nombre limité.
A partir du deuxième trimestre de la grossesse, l’utilisation de la minocycline est déconseillée. En effet les données animales et cliniques ont mis en évidence une foetotoxicité portant sur les dents de lait (coloration de la dentine et de l’émail).
• Allaitement :
Le chlorhydrate de minocycline est excrété dans le lait maternel.
En cas de traitement par ce médicament, l’allaitement est déconseillé.

 

EFFETS SUR L’APTITUDE A CONDUIRE DES VEHICULES ET A UTILISER DES MACHINES
Il convient d’attirer l’attention des conducteurs ou des utilisateurs de machines sur les effets secondaires de ce médicament sur le système nerveux central : sensations ébrieuses, étourdissements et vertiges, entre autre, ont été rapportés chez des patients sous chlorhydrate de minocycline.
Ces symptômes disparaissent généralement après l’arrêt du traitement.

 

EFFETS INDESIRABLES
Troubles hématologiques :
Eosinophilie, neutropénie, thrombopénie et anémie hémolytique ont été observées.
Des cas isolés d’agranulocytose ont été rapportés.

 

Troubles cardiaques :
Des cas de myocardite et péricardite ont été observés.

 

Troubles de l’oreille et du conduit auditif :
Altération de l’audition, acouphènes.

 

Troubles endocriniens :
Possibilité d’anomalie de la fonction thyroïdienne.

 

Trouble gastro-intestinaux :
Diarrhée, nausées, vomissements, anorexie. Survenue possible de dysphagie, entérocolite, oesophagite, ulcération oesophagienne, glossite, pancréatite et colite pseudomembraneuse.
Troubles généraux :
Fièvre
Troubles hépato-biliaires :
Une augmentation des enzymes hépatiques, ictère, hyperbilirubinémie et hépatite ont été rapportés. Des cas d’insuffisance hépatique (parfois fatale) ont été observés.

 

Troubles musculosquelettiques, du tissu conjonctif et des os :
Arthralgie, myalgie, arthrite.

 

Troubles du système nerveux :
Etourdissements, vertiges, céphalées, signes d’hypertension intracrânienne bénigne, bombement de la fontanelle.

 

Troubles rénaux et urinaires :
Augmentation de l’urée sanguine.
Des cas de néphrite interstitielle avec insuffisance rénale aiguë ont été rapportés.

 

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux :
Toux, dyspnée, infiltrats pulmonaires et éosinophilie.

 

Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés :
Erythème polymorphe, érythème noueux, érythème pigmenté fixe, photosensibilisation, prurit, rash, urticaire, angio-œdème, dermatite exfoliative, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, vascularite.
Des cas isolés d’alopécie ont été rapportés.
Troubles du système immunitaire :
Des réactions anaphylactiques / anaphylactoïdes (y compris les chocs) parfois fatales ont été rapportées.

 

Les syndromes suivants ont été rapportés :

 

- syndrome d’hypersensibilité consistant en une réaction cutanée (tel que rash ou dermite exfoliative), éosinophilie et une ou plusieurs des manifestations suivantes : hépatite, pneumopathie, néphrite, myocardie, péricardite. Fièvre et lymphadénopathie peuvent être présentes.
- Syndrome lupique consistant en l’apparition d’anticorps antinucléaires ; arthralgie, arthrite, raideur articulaire ou œdème articulaire ; et une ou plusieurs des manifestations suivantes : fièvre, myalgie, hépatite, érythème, vascularite.
- Pseudo-maladie sérique consistant en la présence de fièvre, urticaire ou rash ; et arthralgie, arthrite, raideur articulaire ou œdème articulaire. Une éosinophilie peut être présente.



SURDOSAGE
Le surdosage expose à un risque d’hépatotoxicité. Il n’existe pas d’antidote spécifique.
En cas de surdosage, interrompre le traitement, traiter les symptômes.

 

PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacodynamiques
ANTIBIOTIQUES ANTIBACTERIENS de la famille des tétracyclines
Code ATC :J01AA08

 

SPECTRE D’ACTIVITE ANTI-BACTERIENNE
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :
S ≤ 4 mg/l et R> 8 mg/l
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d’informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d’infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu’une orientation sur les probabilités de la sensibilité d’une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée ci-dessous :

 

Catégories (Fréquence de résistance acquise en France (>10%) (valeurs extrêmes)) :

 

ESPECES SENSIBLES
Aérobies à Gram positif :
Bacillus, Entérocoques (40-80%), Staphylococcus méti-S, Staphylococcus méti-R* (70-80%), Streptococcus A (20%), Streptococcus B (80-90%), Streptococcus pneumoniae (20-40%).
Aérobies à Gram négatif :
Branhamella catarrhalis, Brucella, Escherichia coli (20-40%), Haemophilus influenzae (10%), Klebsiella (10-30%), Neisseria gonorrhoeae, Pasteurella, Vibrio cholerae.
Anaérobies :
Propionibacterium acnes.
Autres :
Borrelia burgdorferi, Chlamydia, Coxiella burnetii, Leptospira, Mycoplasma pneumoniae, Rickettsia, Treponema pallidum, Ureaplasma urealyticum,

 

ESPECES RESISTANTES
Aérobies à Gram négatif :
Acinetobacter, Proteus mirabilis, Proteus vulgaris, Pseudomonas, Serratia.

 

* La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50% de l’ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.

 

Propriétés pharmacocinétiques
• Absorption : Après administration orale, l’absorption de la minocycline est presque totale (95 à 100%). Elle est peu influencée par la nourriture et le lait, mais elle est diminuée par le fer, le calcium, les gels d’alumine et les pansements gastriques.
• Distribution : Après administration orale de 100 mg, le pic est atteint en moins de 2 heures et la concentration est de 1,5 à 2 µg/ml. A l’équilibre, cette concentration maximale atteint 3,5 à 4 µg/ml.
La demi-vie d’élimination est de 18 heures environ, et la liaison aux protéines plasmatiques comprise entre 70 et 80%.
La minocycline diffuse très bien dans l’organisme. Les taux sont supérieurs aux CMI des germes responsables des principales infections dans les sécrétions bronchiques, les poumons, la peau, la prostate, la bile, la vésicule biliaire, le foie, les ganglions, l’appareil génital féminin, les amygdales, les muscles, les reins, les urines.
• Métabolisme : Le principal métabolite retrouvé au niveau urinaire est la 9-hydroxyminocycline.
• Elimination : 30 à 40% d’une dose de minocycline sont excrétés par le rein et le restant (60 à 70%) par les fécès. Dans les urines, la minocycline est excrétée sous forme inchangée (8 à 12%) et sous forme de métabolites inactifs. Dans les fécès, 20 à 35% de la dose sont retrouvés sous forme inchangée.

 

Présentations
347 583.8 : 15 gélules à 100 mg sous plaquettes thermoformées (PVC/Alu)
338 737.6 : 28 gélules à 50 mg sous plaquettes thermoformées (PVC/Alu)

 

Prix : 7,71 € (15 gélules 100 mg)
6,60 € (28 gélules 50 mg)

 

Remb. Séc. Soc. à 65% - Agréé coll. - Liste I.

 

A conserver à une température inférieure à +25°C et à l’abri de l’humidité.

 

Date de mise à jour du texte : janvier 2006.

 

Laboratoires EXPANSCIENCE
10, Avenue de l’Arche
92400 COURBEVOIE - Tél : 01 43 34 60 00